La perspective atmosphérique

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On estime généralement que ce que nous appelons perspective aérienne ou atmosphérique a été développée par Léonard de Vinci, même si les artistes l'ayant précédé connaissaient déjà quelque peu principe.

Surtout importante en matière de paysage, cette notion est basée sur l'idée qu'il y a un effet d'optique en jeu lorsque nous regardons des objets qui se trouvent dans le lointain. Près de la surface de la Terre, il y a un mélange de poussière et de moisissure qui crée une sorte de vapeur qui réfracte la lumière dans tous les sens ; cette dispersion de lumière fait que les valeurs des objets perdent de leur identité et donc, se contrastent. Ainsi, afin de créer un effet de profondeur dans votre peinture de paysage, vous devez définir très clairement les objets proches de vous et leur donner un ton sombre. Les objets plus éloignés, au contraire, doivent être floutés et peints avec un ton clair, de manière à ce que les objets aillent du plus sombre au plus clair au fur et à mesure de leur éloignement. Soyez particulièrement attentifs à ce genre de perspective qui donnera une note de beauté et de mysticisme à votre œuvre. 

Si vous décidez de vous balader dans l'univers des crayons solubles à l'eau, vous aurez besoin de connaître le second principe de la perspective atmosphérique, après les valeurs : la couleur. 

De Vinci avait remarqué que la lumière bleue pénétrait la couche atmosphérique plus facilement : c’est ce qui nous donne l'impression que le ciel est bleu. Cela donne aussi une apparence bleue aux objets très éloignés, ce que Léonard observa avant de le mettre en œuvre avec brio dans ses peintures. 

En effet, je me souviens d'un maître qui m'avait enseigné l'art de la peinture décorative - Vincent, l'Espagnol en feu -, qui m’a donné une règle à propos de la couleur que j'ai su utiliser à mon avantage dans mes œuvres de trompe-l’œil.

Il nous avait dit de travailler notre perspective atmosphérique, en terme de couleurs chaudes et froides ; en travaillant sur un trompe-l’œil de paysage, les objets au premier plan devaient être d'une teinte marron-rougeâtre ; les objets au second plan devaient être verdâtres ; et ceux en arrière plan devaient être en bleu céruléen. Des années plus tard, j'ai pu voir l'application de ce principe dans les œuvres de grands paysagistes comme Lorrain, et j'ai alors appris que cette technique s'appelait la "perspective chromatique". 

Vincent nous a également apprit que la brume atmosphérique rendait le ciel plus pâle au niveau de l'horizon, et le rendait bleu plus intense au niveau de son zénith. Par la suite, j'ai pu voir ce phénomène illustré dans les tableaux des grands maîtres, pas seulement occidentaux. 

Avec un système de couleur différent, nous pouvons voir ces principes concernant le ciel mis en œuvre dans cet ukio-e japonais d'Hiroshige.

L'utilisation des valeurs est aussi très similaire dans l'art asiatique, même si elle y est plus développée. 

Pour faire simple, les objets qui se trouvent au point d'horizon disparaissent, en particulier dans certaines peintures chinoises où les montagnes disparaissent dans le quasi-vide de l'horizon, et où les pics sont montrés comme distant alors qu'ils disparaissent dans les affres du haut du sommet de l’œuvre.

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